Soutien à l’association ANOR Environnement !

Non à la Montagne-pellets partage depuis plusieurs mois les inquiétudes et le combat de l’association Anor Environnement contre l’installation d’une usine à biomasse sur la commune d’Anor (Nord)

Nous apprenons récemment qu’ « après une victoire d’ANOR Environnement au TA contre le 1er projet de Jeferco, Jeferco a déposé un 2ème dossier qui vient d’être autorisé de nouveau par la PREF, malgré l’avis défavorable de la commissaire enquêteur ».

Comme auparavant, nous faisons nôtres les revendications d’Anor Environnement, et reproduisons ci-dessous le communiqué qu’elle vient de publier. D’autres informations sur la lutte de cette association peuvent être trouvées sur son site internet.

 

Communiqué de l’association ANOR ENVIRONNEMENT

Nous nous doutions que le préfet allait signer très rapidement, c’est fait. L’arrêté préfectoral accordant à la société Jeferco l’autorisation d’exploiter une « unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse » à ANOR a été signé par le préfet de la région des Hauts-de-France qui n’a pas suivi l’avis du commissaire enquêteur.

Dans le dossier soumis à enquête publique, nous avons trouvé 95 problèmes, erreurs, oublis et incohérences qui ont amené à poser 165 questions au promoteur. La partie faune-flore a engendré une cinquantaine de questions. Mais l’administration régionale (la DREAL) n’a tenu compte d’aucune de ces 215 questions. On retrouve d’ailleurs quelques unes de ces erreurs dans l’arrêté d’autorisation préfectoral, mais aussi dans le rapport de l’inspection des installations classées ayant permis aux membres du CoDERST de prendre connaissance du dossier.

Tout ceci est un déni de démocratie : si l’avis (consultatif) du commissaire enquêteur est défavorable alors la préfecture le dénigre et trouve des erreurs mais si l’avis (consultatif) du Coderst est favorable alors la préfecture en tient compte. Au final, les motions de Momignies et d’Ohain, l’avis des associations et des citoyens est bafoué.

Le préfet a donc décidé que nous irions devant la juridiction administrative où, avec Jeferco il a déjà perdu une première fois. Ce projet, succession d’erreurs manifestes, d’irrégularités et de mensonges, est pire que le premier et les arguments juridiques ne manquent pas.

Nous allons évidemment attaquer cette autorisation d’exploiter au Tribunal Administratif de Lille.

L’arrêté préfectoral d’autorisation est ici.