Après la décision du préfet, rassemblement dimanche 29 avril 2018 à Bugeat-Viam à 14h devant la gare bois

Malgré l’autorisation préfectorale :

CIBV NE PASSERA PAS !

Nous apprenons ce mardi 17 avril 2018, sans grande surprise, que la préfecture a donné son accord à la construction de l’usine de pellets torréfiés de Viam-Bugeat (CIBV). Nous nous apprêtons à lancer des actions en justice dans l’espoir de faire enfin suspendre ce projet, mais nous souhaitons aussi répondre à cette décision par plusieurs messages forts :

Premièrement, nous voulons rappeler quelques arguments très simples et pourtant essentiels, que nous n’avons cessé de marteler, et dont nous regrettons fort qu’ils n’aient pas été entendus (que ce soit par la population directement concernée ou par les acteurs institutionnels) :

1. Les souches et branchages ne sont pas des ressources à « valoriser ». Ce sont des matières indispensables à l’entretien de la richesse biologique des sols, qui sont déjà lourdement sollicités par le modèle d’exploitation par coupes rases en cycles courts. Ces matières doivent être laissées sur place, ce ne sont pas des « ressources » délaissées.

2. Brûler des arbres n’est pas une solution pour enrayer le changement climatique. Toutes les études existantes, basées sur des mesures réelles, montrent que l’utilisation massive de la biomasse à des fins de production énergétique génère autant d’émissions de carbone que les modes de production déjà connus.

3. Les nuisances de ce projet l’emportent largement sur ses avantages : pollutions directes et indirectes, dégradation des routes, nuisances pour les espèces protégées vivant à proximité du site… La création d’une petite vingtaine d’emplois ne doit pas être le prétexte à tout et n’importe quoi, surtout lorsque l’activité à laquelle ils correspondent met en péril d’autres emplois, que ce soit dans le voisinage ou au sein de la filière bois.

4. Le projet CIBV correspond à une recherche de profits bien plus qu’à un quelconque souci de « transition énergétique ». Il profite avant tout de l’effet d’aubaine ouvert par la nouvelle politique énergétique européenne, et il bénéficie également, ainsi que l’ont récemment reconnu ses promoteurs, de la scandaleuse politique d’élagage organisée par le président du département de la Corrèze.

Deuxièmement :nous appelons tous les opposants à ce projet nuisible, face au passage en force assumé de la préfecture et des promoteurs, face au refus d’entendre nos demandes de suspension et de réel débat public, à se rassembler très bientôt :

RENDEZ-VOUS DIMANCHE 29 AVRIL 2018

À 14H DEVANT L’ENTRÉE DE LA GARE BOIS DE VIAM-BUGEAT

(RD 979 : 2KM AVANT BUGEAT EN VENANT D’EYMOUTIERS)

Troisièmement : nous invitons l’ensemble de la population à considérer avec la plus grande attention ce qui s’apprête à se passer sur le site de Viam-Bugeat. À savoir : que les instances publiques, le bureau du PNR Millevaches, et quelques élus zélés, sont en train d’imposer à toute force un outil encore expérimental de production d’énergie basé sur « l’extraction » de la « biomasse » ; que ce site de production n’est que la pointe avancée d’une politique européenne qui prétend répondre au bouleversement climatique en transformant nos forêts en mines de charbon pour la production électrique ; et que cette nouvelle forme de convoitise sur le bois est une menace majeurepour l’ensemble des milieux forestiers, qui sont pourtant, justement, un de nos principaux atouts dans la lutte contre le réchauffement climatique. CIBV ce n’est pas le changement, c’est le retour sous un nouveau masque de l’éternelle politique de la spoliation et du profit, qui ne lutte en rien contre la catastrophe qui s’annonce.

En plus des actions évoquées plus haut, nous continuerons à organiser des réunions publiques, et nous nous apprêtons à lancer tous les recours utiles pour faire cesser la folie CIBV, ainsi que toutes celles dont elle n’est que l’avant-garde.

Nos forêts ne sont pas des mines à charbon.

NON à la Montagne-pellets !